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Humeur page 2
Dans un tel contexte, la « bonne
traduction » devenait elle-même pédagogique,
amusante, poétique, plaisante, morale ou politiquement correcte
selon ce qu'en attendait le lecteur, le traducteur ou son commanditaire
(liste non exhaustive, bien entendu). Et la pensée originelle
? Bah, il en restera probablement toujours quelque chose...
Toujours est-il qu'à force de grains
(et parfois de poignées) de sel, les « traductions »
de cette époque avaient une fâcheuse tendance à
transformer en une saumure difficilement digeste le contenu des
chaudrons à penser des auteurs traduits. Les exemples ne
manquent pas de « traductions » qui n'ont
plus rien de commun avec le texte qui les a inspirées.
Le traducteur, traître par tradition
?
On reviendra dans cette page sur le « grain
de sel » qui démange encore beaucoup d'entre nous.
Mais, par pitié, ne jetez pas la pierre au pauvre traducteur
que plus d'un millénaire de tradition a chargé d'être
tout à la fois amuseur, métaphraste (juste pour le
plaisir du mot), censeur, poète ou guide spirituel.
Ah, la bonne traduction !
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